Le Tour de France Femmes, en Suisse !
Installée dans le jardin surplombant la rue du Lac, me voilà prête à faire crépiter mon téléphone pour enregistrer quelques prises de vue. Cette fois, il s’agit de femmes en deux-roues. A savoir à quelle heure elles vont passer sous mes yeux. Je m’y suis donc prise à l’avance, admirant lac, bateaux et paddle, mais aussi les courageux piétons et cyclistes arpentant et se partagent le trottoir brûlant. Car oui, pour le Tour de France, la route était complètement fermée. Avant d’apercevoir les compétitistes, la caravane publicitaire, bien moins importante qu’autrefois, m’a fait patienter, avec ses couleurs et ses « réclames », dont certaines, oh surprise, pour des marques connues de très longue date. Des voitures, avec des plaques françaises mais aussi hollandaises ou belges, klaxonnaient en passant devant leurs admirateurs. Des motards, de la gendarmerie française et de la police suisse, tout de bleu vêtus, se sont mêlés aux autres véhicules. Certains remontaient les files à grande vitesse, chose interdite pour nous, mais là, aucun danger.
Les voisins, eux, se sont réunis sur le trottoir d’en face et pour cause, à l’ombre. C’est aussi bien que la « Fête des voisins », sauf que cela se passait dans la rue ! Ils ont regagné leurs pénates un moment après puis sont réapparus et cela, à plusieurs reprises. Le peloton, composé de 145 femmes, est enfin arrivé, le nez dans le guidon, après deux heures d’attente. Il a fallu alors mettre fin aux discussions et ramener instantanément les regards sur ces dames, branchées sur la première place.
Autrefois, lorsque nos parents nous emmenaient voir passer le Tour de France, il y a … un certain nombre d’années (!), tout le monde restait au bord des routes, du début à la fin. Certains, arrivés la veille, dormaient sur place pour trouver une/la bonne place !
Alors qu’aujourd’hui, en voyant faire les voisins, j’ai supposé qu’ils suivaient cela à la télé ou sur le Net, afin de rester au frais. J’étais donc la seule, à part quelques gamins, à rester là, en hauteur, les oreilles et les yeux grands ouverts. Pas de partage possible. Dommage. Voilà comment, le temps de quelques petites heures, je me suis retrouvée dans ma jeunesse, à une exception près cependant … j’étais toute seule !!!
Août 2026, Betty