76 ans déjà, comme le temps passe !
J’ai envie d’inverser les chiffres pour me rajeunir.
Retour en arrière étonnant, surprenant, lié aux souvenirs, forcément.
Il y a neuf ans, Pascal se lançait dans un grand déménagement, quittant le canton de Fribourg pour venir installer ses tonnes de matériel à Montreux.
Quelques mois de travail, de va-et-vient, d’installation et d’euphorie pour lui.
Tâche épuisante pour moi, pas habituée à de tels travaux d’Hercule, avec, au final, le dernier soir, une grosse roue en métal venant s’écraser brusquement sur mon mollet.
Il m’avait pourtant dit de ne pas fermer la porte (intermédiaire). Pas nécessaire, ajoutait-il.
Et pourtant, je ne l’ai pas écouté. J’ai tiré la grosse et lourde porte en bois contre laquelle le
monstre de métal s’était calé. Et c’est ainsi qu’il vint s’affaler contre mon mollet droit.
Pas de blessure extérieure fort heureusement mais une belle contusion faisant doubler
de volume le bas de ma jambe. Un drôle d’effet ressenti. Et qui me gêna durant un certain nombre
de jours. C’est comme ça quand on a une tête de mule ! J’en garde encore une trace
sombre, mais plus aucune douleur.
En inversant encore les deux nouveaux chiffres, cela me renvoie à l’année 1967, date de mon émancipation. Les sorties dans les bals avec les copines, les slows pour flirter, les mini-pulls, la fin de l’école commerciale et le début de la vie professionnelle, mais aussi la Renault 8 Gordini de mon frère avec laquelle il participa à des rallyes. Et tout cela, à St-Marcellin, dans mon pays.
Depuis quelques années, il me plaît de jouer avec les chiffres de nos années et propose souvent ce petit jeu aux ami-e-s à l’occasion de leurs anniversaires. Dommage, je n’ai jamais de retour quant à leurs découvertes. Mais il s’agit de leur jardin secret après tout.
Entraînez-vous, cela peut être drôle et surprenant, vous verrez !
Car il arrive parfois qu’en inversant les chiffres, on se retrouve plus vieux ou … beaucoup plus jeune, s’agissant de deux chiffres identiques.
Faire une mise à jour de nos souvenirs, cela ne peut que nous faire du bien et en faire réapparaître d’autres que l’on n’attendait pas.